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Les Arts

Musique

Partout dans le monde où ils établirent des communautés, les Finlandais ont montré leur goût pour la musique. L’enthousiasme finlandais pour la musique et les arts a ses racines dans les épopées du Kalevala, œuvre de poésie épique du XIXe siècle. Considérée comme la saga nationale de la Carélie et de la Finlande, la Kalevala demeure de nos jours l’une des pièces les plus significatives de la littérature finlandaise et l’un des éléments clés de l’identité nationale finlandaise.

Le héros du Kalevala, Vaïnämöinen, ne tirait pas sa puissance de ses capacités physiques mais plutôt de la poésie qu’il chantait souvent accompagné de son “kantele”. Selon la légende, le seul à surpasser Vaïnämöinen dans sa quête était son frère, Limarinen, le maître-artisan qui façonna une sampo magique (amulette) pour obtenir la main de la fille de Nortland.

Kalevala forms the basis of classical Finnish literature and inspired much of Jean Sibelius’ international renowned musical compositions, as well as the art of many famous Finnish painters. Finnish immigrants, it has been argued, were “the people of the ‘Kalevala’” with a passion for music, poetry, and craftsmanship.

Le Kalevala constitue le fondement de la littérature finlandaise classique et inspira de nombreuses compositions musicales de renommée mondiale par Sibelius, aussi bien que l’art de nombreux peintres finlandais. On a affirmé que les immigrants finlandais étaient “le peuple du Kalevala”, passionné de musique, de poésie et d’artisanat.
La conception des Maisons locales des Finlandais, et en particulier le Finnish Labour Temple, comprend une scène comme élément central en vue d’événements musicaux et théâtraux. La plupart d’entre elles disposaient de groupes de musiciens et Port Arthur se targuait d’avoir un orchestre. Ces derniers se produisaient pour des concerts, danses et parades. Des chanteurs organisaient des chœurs.

Les variétés musicales constituaient les événements sociaux les plus prisés dans les communautés finlandaises du début du XXe siècle. Ils culminaient chaque année dans le “Suurjuhiat” ou Grand festival. Chaque été, l’un des centres finlandais importants accueillait ce festival de plusieurs jours et attirait des centaines de participants à travers le continent.


Theâtre

Le théâtre finlandais au Canada a ses racines dans le réveil national romantique finlandais du XIXe siècle, qui suscita la création de milliers de troupes théâtrales urbaines et rurales. Les communautés finlandaises au Canada continuèrent cette tradition et l’activité théâtrale devint à beaucoup d’égards un trait distinctif et un élément central de la vie des Maisons et Temples des travailleurs.

Le théâtre dans les Maisons ou Temples des travailleurs finlandais à travers le Nord-Ouest de l’Ontario peut être considéré de façon générale comme de l’agit-prop qui visait à disséminer des idées favorables au changement social. Toutefois, les productions constituaient des activités communautaires rassembleuses qui attiraient des audiences bien au delà des individus politiquement attachés au socialisme. Source de revenus pour les sociétés finlandaises, le théâtre procurait aussi, croyait-on, un développement des capacités intellectuelles et sociales des participants. En outre, plus particulièrement, il procurait des fonds pour les activités éducatrices et l’achat de livres pour les bibliothèques.

Au Lakehead, les formes du théâtre finlandais apparurent en premier à la fin du XIXe siècle, avec tout d’abord comme centre, le Torppa Hall, puis à partir de 1910, le Finnish Labour Temple. L’activité théâtrale a continué à de développer durant les trois premières décennies du XXe siècle et tant le Finnish Labour Temple que le Communist Hall adjacent ont rivalisé pour attirer le public et présenter des pièces tous les deux mois. Chacun des Halls assurait un service de bibliothèque théâtrale pour les pièces et prêtait des livrets de rôles aux communautés plus petites à travers la région. Ce qui reste de la bibliothèque théâtrale du Finnish Labour Temple se trouve maintenant dans la Collection de la Finnish-Canadian Society aux archives de la Lakehead University Library.

Tant les femmes que les hommes participaient aux productions théâtrales. Ils répétaient à tout moment de la journée, aussitôt que leurs horaires de travail contraignants leur en laissaient le loisir. Cependant on employait souvent à plein temps les metteurs en scène. Ironiquement, l’époque de la Crise des années 1930 fut “l’âge d’or” du théâtre régional finlandais parce que le fort chômage parmi les hommes finlandais permit un haut taux de participation.

Les types de spectacle les plus populaires au début du XXe siècle étaient les concerts légers et les comédies. Toutefois, les répertoires incluaient aussi des œuvres classiques, finlandaises ou autres, mais toujours présentées en finnois. Parmi les auteurs des œuvres présentées on trouve Molière, Tolstoï, Shaw, Shakespeare et Ibsen. Les œuvres finlandaises comprenaient des pièces telles que Seitsemän veljestä (Sept frères) d’ Alexis Kivi, Tukkijoela (La drave) de Teuvo Pakkala et Työmiehen Vaimo (La femme du travailleur) de Minna Canth.

Ceux qui vinrent à Port Arthur et Fort William écrivirent des centaines de pièces originales. Felix Hyrske, Aku Päviö et Moses Hall, auteurs d’œuvres dont on se souvient pour leur importance artistique, vécurent tous quelques temps au Lakehead. Lauri Lemberg, un dramaturge remarquable de Duluth, Minnesota, produisit également des pièces mémorables au Finnish Labour Temple. L’œuvre de Pavio, notamment, transcendait la communauté locale et l’établit comme dramaturge et poète d’envergure internationale.

Les plus populaires et prolifiques des dramaturges qui faisaient de l’agit-prop furent Magnus Raeus et le syndicaliste Alf Hautamaki, organisateur des travailleurs forestiers. On les connaissait particulièrement pour leur insertion d’éléments comiques dans les messages qu’ils essayaient de faire passer. Parmi les pièces typiques de leur œuvre, on trouve Haalin kommuuna (Communauté au Hall) de Raeus au sujet d’ouvriers sans emploi vivant ensemble dans une Maison des travailleurs; Säälivät suuruudet (Les célébrités pitoyables), une satire sur la bienfaisance; ainsi que, par Hautamaki, Harvesti-hoopoja (Récolteurs itinérants), qui dépeint les travailleurs immigrants, et Erämaiden orjat (Esclaves de la nature sauvage), à propos de la vie dans les camps forestiers.

 

“Music” et “Théatre” constituent une version éditée et révisée de textes originaux détenus par la Finnish Historical Society, utilisés avec sa permission.


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