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La vie quotidienne

Les immigrants finlandais au Canada appartenaient principalement à la classe ouvrière et, comme la plupart des immigrants, leur vie journalière consistait pour l’essentiel à pourvoir aux besoins de leur famille. Tant les femmes que les hommes travaillaient durement pour s’établir au Canada et le foyer constituait le centre d’activité. La Première vague d’immigration finlandaise entre 1890 et 1914 comprenait en majorité des hommes et femmes célibataires âgés en moyenne de 20 ans. à Fort William et Port Arthur, les hommes travaillaient comme ouvriers non-qualifiés dans les années des quais charbonniers et chemins de fer. Les Finlandaises étaient principalement employées d’hôtel, cuisinières, blanchisseuses, personnels de maison et employés des bains publics. Un nombre considérable d’hommes, et certaines femmes, menaient une vie précaire dans les camps forestiers en hiver, mais revenaient à leur domicile ou propriété durant la saison morte. Dans la vie de certains, la religion et l’église tenaient une place importante, mais pour d’autres occupaient plutôt leur temps à la politique et à l’organisation communautaire.

La nourriture et sa préparation constituaient un important moyen de garder ses racines culturelles et dans les foyers finlandais, on trouvait communément des livres de cuisine finlandaise. Ces livres contenaient des recettes raffinées pour des plats tels que le rôti de renne ou la tourte au saumon. Imprimés pour la plupart en Finlande, on les avait emmenés lors du voyage, mais certains, destinés aux nouveaux arrivants, furent produits en Amérique du Nord.

Pour aider les jeunes finlandaises employées comme personnel domestique ou cuisinières (“Cookies”) dans les camps forestiers, à cuisiner des plats conformes aux goûts nord-américains, on disposait de livres tels que le Suomaliais-Amerikalainen Perhe=Keittokirja, ou Livre de cuisine familiale finno-américain. Ce type de livre culinaire fournissait non seulement des recettes non-finlandaises pour des goûts non-finlandais, mais aussi des informations pratiques. Un cuisinier finlandais pouvait y trouver la façon de préparer une poulet frit à la virginienne (Virginian kanapaisti), y apprendre comment assaisonner une salade (Sallatin Kaste) et comment prononcer des mots en anglais. Par exemple, ohra y est traduit par barley (orge) et se dit baarli et, au cas où l’on ferait la lessive de quelqu’un, l’on utiliserait une vaatenuora, ou clothesline (corde à linge) et prononcée klooslain.