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LE LIEU: VERSION LONGUE

Situé au centre géographique du Canada et pont entre les moitiés est et ouest du pays, l’Ontario du Nord-Ouest est une région dépourvue de définition politique officielle. D’ailleurs ses frontières ont constamment varié à travers le temps.

Cependant, malgré l’absence de définition officielle, l’Ontario du Nord-Ouest est une région distincte dans l’esprit de la plupart de ses habitants et constitue souvent un composant clé de leur identité. Quand les gens de la région voyagent et se font demander d’où ils viennent, ils répondent “Ontario du Nord-Ouest”, plutôt qu’Ontario du Nord ou même Ontario. Les gens de la région ont développé une définition actuelle fondée sur des frontières politiques préexistantes et sur la fourniture de services par le gouvernement provincial.

La région est composée des trois districts de Thunder Bay, Rainy River et Kenora. En tant que telle, c’est la région la plus vaste de l’Ontario avec une superficie de 526,000 kilomètres carrés. Le Manitoba constitue sa frontière ouest. La rive ontarienne de la baie d’Hudson et celle de la baie de James au nord de l’embouchure de la rivière Albany la limitent au nord. En tant que tel, l’Ontario du Nord-Ouest représente la plus grande part du territoire subarctique de l’Ontario. La frontière est se situe juste à l’est des communautés de Manitouwadge et Caramat. En superficie, l’Ontario du Nord-Ouest est plus grand que la majorité des pays du monde. Néanmoins, les historiens ont largement négligé cette grande étendue de terre et ses habitants, malgré leur rôle important dans l’histoire du pays.

Au début du XXe siècle, la rive nord du lac Supérieur est passée de station de traite des fourrures en déclin à plaque tournante du transport avec un terminal céréalier prospère, un centre ferroviaire et des entreprises et services en essor. En raison des conditions favorables, la population du Lakehead s’est accrue rapidement.

Les immigrants de différentes régions de Finlande ont joué un rôle vital dans le développement économique. Avec leur attachement à la terre, profondément ancré, ils se sont aisément adaptés à la vie dans la forêt boréale, avec son isolement, ses conditions climatiques difficiles, ses piètres moyens de transport et autres contraintes. Habitués au travail non qualifié, les hommes ont travaillé dans les mines, l’exploitation forestière, les chemins de fer, et comme dockers. Les femmes célibataires travaillaient comme domestiques ou cuisinières dans les camps de travailleurs forestiers.

Les Finlandais se sont installés dans plusieurs villes et dans presque tous les cantons ruraux de l’Ontario du Nord-Ouest. Beaucoup croyaient venir temporairement au Canada pour retourner ensuite, fortune faite, dans leur patrie. Leurs activités ont pris place principalement dans les villes jumelles de Fort William and Port Arthur, conjointement connues comme le Lakehead, et depuis 1970, fusionnées dans la ville de Thunder Bay. Entre 1900 et 1934, ces villes ont été les épicentres culturels, économiques, sociaux et politiques de l’Ontario du Nord-Ouest.